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Conclusion

Robert FRANK

La méthode comparative n’est franchement pas neuve. « Elle n’est plus à inventer », écrit déjà Marc Bloch en 1928 : « dans plusieurs sciences de l’homme, elle a dès longtemps fait ses preuves » et elle est « recommandée » dans certaines disciplines historiques. Il se réfère au « remarquable article » de Charles-Victor Langlois écrit… en 1900 (« The comparative History of England and France in the Middle Ages », English historical Review en 1900) et à « quelques pages lumineuses » du livre d’Henri Pirenne (Les villes du Moyen-Age, essai d’histoire économique et sociale, Bruxelles, 1927). Mais, il ajoute, et cette remarque est valable pour une bonne partie de l’historiographie française du XXe siècle : « Visiblement, néanmoins, la plupart des historiens ne sont pas foncièrement convertis ; ils opinent poliment du bonnet, et se remettent à la tâche, sans rien changer à leurs habitudes » [1]. L’histoire comparée serait-elle en France comme un serpent de mer qui, de temps à autre, émerge pour disparaître aussitôt dans les flux et reflux d’une histoire nationale routinière ? En 1995, Christophe Charle constate encore : « L’histoire comparative vantée par Marc Bloch, l’histoire sans rivages illustrée par Lucien Febvre et Fernand Braudel et réclamée par les commissions du CNRS, est restée de l’ordre du vœu pieux » [2]. Cette constatation a eu pour but de réveiller les historiens et de favoriser la réémergence en France de problématiques anciennes trop souvent englouties. De fait, depuis quelques années –et nous avons précisément là un bon exemple d’histoire croisée, celle des historiographies – les débats à l’étranger, en Allemagne et aux États-Unis en particulier, ont fini par réintroduire dans l’espace français une réflexion sur l’histoire comparée [3]. Les temps ont évidemment changé depuis Marc Bloch et les auteurs des articles rassemblés dans ce numéro des Cahiers IRICE permettent de faire le point sur les nouvelles notions – histoire croisée, histoires connectées, transferts – ainsi que sur la nécessité de penser le jeu d’échelles – histoire locale, histoire nationale, histoire transnationale, histoire mondiale, histoire globale – et des temporalités –temps et décalages de l’appropriation et des transferts – pour renouveler l’histoire comparée. Convient-il encore de faire de l’histoire comparée ? faut-il changer de dénomination ? ou faut-il la conserver en prenant en compte ce que les nouvelles appellations nous apprennent ? En tout cas, la comparaison, parce qu’elle est construction, induisant le choix d’éléments comparables, risque d’aboutir à une opération artificielle et a-historique si elle se cantonne à la juxtaposition, à la mise en parallèle des similitudes et différences entre deux blocs vus comme inertes ou immuables. Marc Bloch lui-même plaidait pour la comparaison de systèmes « en mouvement » et Robert Paxton suit explicitement son exemple dans son essai d’histoire comparée des fascismes : il refuse de voir les systèmes mussolinien et hitlérien comme des essences fixées dans le temps ; l’intérêt de la méthode comparative réside dans l’étude parallèle de leurs évolutions respectives, de leurs étapes de formation et de développement [4]. Marc Bloch repère deux types de comparaison : entre sociétés séparées dans l’espace et le temps ; et « entre sociétés limitrophes et contemporaines ». La deuxième paraît plus efficace à ses yeux et Hartmut Kaelble nous rappelle effectivement que l’histoire comparée classique s’intéressait à l’étude du voisinage plutôt qu’à celle du lointain. Dans cette perspective, « la valeur de la comparaison est plus heuristique qu’absolue », comme nous le rappelle Robert Paxton : « Elle aide le chercheur à mieux dresser son questionnaire, en distinguant l’essentiel de l’accidentel dans son objet d’étude, et en marquant ses limites dans le temps et dans l’espace » [5]. Ainsi, Bettina Severin-Barboutie a raison de refuser l’intégrisme qui consiste à dire que l’homogénéité des sources pour les études des phénomènes à comparer doit être complète et que c’est une condition sine qua non de l’histoire comparée. Non, on ne compare pas pour comparer, mais pour penser ; la comparaison n’est pas une fin en soi, mais un moyen de repérer les objets, d’établir les questionnements, de faire le tri entre les éléments structurants d’un phénomène et ses manifestations singulières ou spécifiques d’une société à l’autre. Précisément, cette approche heuristique de l’histoire comparée a conduit à son dépassement. La plupart des contributions à ce numéro insistent sur les notions de « transferts culturels » bien mis en perspective par les travaux pionniers de Michel Espagne et de Michael Werner [6]. L’acte même de comparer est difficile, car il suppose deux éléments distincts, alors qu’ils sont souvent en symbiose. Les transferts culturels à travers les frontières transforment les espaces. D’où la nécessité d’analyser les phénomènes d’émission, de réception et d’appropriation. Christophe Charle a raison de remarquer que les « transferts », après tout, font partie du champ psychanalytique et que la réception et l’appropriation sociales ne peuvent pas se faire sans « désir ». Aucun État ne peut empêcher cette « attente », ne peut empêcher qu’un livre venu d’ailleurs n’arrive et ne soit lu, même s’il l’interdit. Il y a donc une idée de transgression dans la notion de transfert, surtout dans les sociétés sans liberté. D’où, nous suggère à juste titre Christophe Charle, la nécessité de ne pas oublier l’histoire politique et sociale dans l’étude des transferts culturels. Il ne suffit pas d’étudier le rôle des acteurs et des vecteurs de ces transferts dans le seul champ de la culture. Il convient aussi de savoir « qui » reçoit et s’approprie, quelle partie de la société profite de ce transfert : quels sont les processus de distinction et de légitimation sociales dans l’acte d’appropriation d’une pratique, d’une idée, d’un objet venu de l’extérieur ? quel avantage telle élite veut prendre sur telle autre élite en adoptant telle mode, tel modèle étranger ? quel mécanisme de reconnaissance mutuelle se met à fonctionner entre élites de part et d’autre des frontières ? On s’éloigne ainsi de l’histoire comparée et même de l’histoire des transferts pour entrer dans « l’histoire connectée » qui étudie les connexions, les modes d’interaction et d’interdépendance entre les sociétés, par-delà les découpages étatiques, et à des échelles diverses [7]. La notion d’« histoire croisée », telle qu’elle est définie par Michael Werner et Bénédicte Zimmermann, va encore plus loin dans sa volonté de repenser les interactions entre sociétés ou cultures, car la méthode est « réflexive » : le croisement ne se fait pas seulement au niveau des objets d’étude, mais aussi au niveau des points d’observation, des rapports entre l’observateur et l’objet, et des échelles d’analyse [8]. Quant à l’« histoire transnationale », elle se présente comme moins réflexive que l’histoire croisée et plus large que l’histoire connectée : elle aussi étudie les interactions, les transferts et les effets d’interdépendance entre les sociétés, comme résultats et comme dynamiques, mais en mettant davantage l’accent sur les phénomènes de circulation à travers les frontières [9]. Entre toutes ces « histoires », les délimitations ne sont évidemment pas tranchées et les glissements de sens sont fréquents selon les auteurs. Le point commun entre elles est de dépasser le cadre étroit des nations et des États. Déjà Marc Bloch l’affirmait avec éloquence dans une phrase souvent citée de son article de 1928 : « En un mot, cessons, si vous le voulez bien, de causer éternellement, d’histoire nationale à histoire nationale, sans nous comprendre. Un dialogue entre les sourds, dont chacun répond tout de travers aux questions de l’autre, c’est un vieil artifice de comédie, bien fait pour soulever les rires d’un public prompt à la joie ; mais ce n’est pas un exercice intellectuel bien recommandable » [10]. L’autre point commun est précisément la prise en compte des espaces, le territoire national n’étant qu’un des espaces placés dans un jeu d’échelles à reconstituer : du local au régional subnational, du régional au national, du national au régional international – les grandes aires culturelles –, du régional au mondial. La mondialisation que nous vivons aujourd’hui, la deuxième ou la troisième de l’ère contemporaine [11], commencée dans les années 1970, change les paradigmes de l’historiographie. Hartmut Kaelble nous rappelle ici que la comparaison ne s’applique plus seulement au proche, comme le préférait Marc Bloch, qu’elle ne vise plus seulement les territoires voisins mais qu’elle s’applique aussi désormais aux espaces distants les uns des autres. La colonisation de naguère et la mondialisation actuelle rapprochent les continents et créent des transferts culturels à l’échelle de la planète. D’où une autre nécessité de dépasser les histoires nationales par la World History qui, à certains égards rappelle les classiques « histoires universelles », ou mieux par la Global History, plus novatrice, puisqu’elle est une histoire à la fois mondiale, connectée et transnationale des interactions, des transferts et des interdépendances. L’histoire globale, plus que la simple histoire mondiale entend décloisonner, non seulement les espaces nationaux, mais aussi les grandes régions du monde. Comme Sophie Béroud nous le rappelle, comment comparer des aires culturelles si interdépendantes les unes des autres ? Pionnier des études postcoloniales, Edward Said a su déconstruire la notion d’« Orient » inventée par l’Occident [12]. Histoire globale et histoire transnationale vont donc à l’encontre de toutes les visions essentialistes des aires culturelles, envisagées comme des blocs étanches, homogènes, face à face, et sans contradictions internes. Elles contredisent la théorie du « choc des civilisations » de Samuel Huntington. Cette posture culturaliste qui évacue le social et l’idéologique après la fin de la Guerre froide, néglige les transferts entre aires culturelles et sous-estime les tensions politiques à l’intérieur de chacune d’entre elles, ne réussit pas à expliquer pourquoi des chrétiens tuent des chrétiens pour sauver des musulmans en Bosnie, au Kosovo, et pourquoi les musulmans sont les principales victimes du terrorisme islamiste. La perspective de l’histoire globale doit tenir compte de la réalité de la mondialisation qui modifie le jeu d’échelles en cassant en partie la hiérarchie des territoires, voire en estompant les espaces intermédiaires –le national et les grandes aires – qui existent entre le local et le global. S’il est évident que le premier est intégré au second, le second apparaît aussi de plus en plus inclus organiquement dans le premier, selon le principe hologrammatique cher à Edgar Morin : non seulement la partie est dans le tout, mais le tout est également dans la partie, tout comme la totalité du patrimoine génétique d’un corps se retrouve dans chaque cellule qui le compose [13]. Ainsi, à l’époque du « village planétaire », les phénomènes d’intrusion de la globalisation dans le local ou de « glocalisation » peuvent favoriser la rencontre entre micro-histoire et histoire globale. Cette intrusion ne se réduit pas à « l’américanisation », même si ce phénomène est dominant. Au-delà de l’ambivalence fondamentale des réactions qu’il suscite – fascination /répulsion –, ce processus, comme l’a montré Ludovic Tournès, n’est pas à sens unique [14], de l’Amérique vers les autres continents, de « l’Ouest » vers le « reste » du monde. Ce mouvement a ses effets de rétro-action qui, paradoxalement, permettent aussi de parler d’américanisation ou de mondialisation de l’Amérique elle-même. Il convient donc de dépasser le schéma linéaire de la diffusion unilatérale entre aire d’émission et aire de réception, et il faut sans cesse préciser la délimitation des espaces de circulation, petits ou grands, selon les objets étudiés dans les dynamiques de leur déplacement. Dans ce jeu d’échelles, Leora Auslander a raison d’attirer notre attention sur les pratiques quotidiennes, sur le rapport entre espaces privés et espaces publics, entre l’échelle du « chez soi » et l’échelle de la citoyenneté. Finalement, aucun espace, du « chez soi » au national, du national à la grande aire régionale, n’est fermé, n’est étanche ; et l’histoire connectée, transnationale, voire globale de chacun d’eux est théoriquement possible, y compris l’histoire transnationale d’une nation. En effet, il faut considérer toutes ces approches comme heuristiques et méthodologiques : elles ne doivent nier l’existence d’aucun des espaces qu’elles veulent décloisonner. La mise en lumière des interactions et des interdépendances ne doit aboutir ni à une idéologie négationniste, refusant de voir le rôle des États et le poids des identités nationales, ni à une démarche téléologique prévoyant la fatalité de la fin des États et des territoires, ni à une vision irénique selon laquelle tout est connexion dans le meilleur des mondes possibles, selon laquelle la multiplication des transferts devrait conduire à une planète sans tensions et sans guerre. L’historien a les moyens d’éviter ces dérives idéologiques. Il doit prendre en compte la chronologie, le temps et les temporalités. D’où la nécessité, dans l’étude des transferts et de la circulation des idées, des pratiques et des modèles, de mesurer le temps de l’appropriation et de la réappropriation, de cerner les décalages, les déphasages et les discordances de temps dont nous parle Christophe Charle. La problématique de la modernité, de la modernisation, des « avances » des uns et des « retards » des autres, peut apparaître comme occidentalocentriste. Elle ne l’est plus si ces notions sont envisagées non comme des réalités, mais comme des représentations. Voilà pourquoi « le temps vécu », la perception des temporalités par les contemporains, doit aussi entrer dans les cadres de l’épure de l’histoire comparée ou de l’histoire croisée. Le passé, le présent, l’avenir tels qu’ils sont envisagés par les acteurs, leurs « expériences du passé » et leurs « horizons d’attente », pour reprendre les catégories de Reinhart Koselleck, leurs « régimes d’historicité » pour reprendre la formule de François Hartog, leur projection dans le futur, tel qu’il est étudié par Alya Aglan pour les résistants français, doivent devenir des objets d’histoire connectée ou d’histoire transnationale [15]. Au total, les contributions ici rassemblées font réfléchir sur la manière de penser historiquement les rébellions urbaines en Europe. Il ne peut plus être question d’établir une comparaison classique, de bloc à bloc, de rébellion à rébellion. Leur histoire croisée doit être esquissée par la multiplication des points d’observation, de même que l’histoire transnationale de la circulation d’idées, de pratiques, de modes opératoires, de racialisation des discours, de représentations de la violence et de la répression, générée par ces révoltes en Europe et aux États-Unis, est à écrire. La comparaison des perceptions du passé – qu’il soit colonial ou non, avec la spécificité de la mémoire française de la guerre d’Algérie –, le croisement des représentations de l’avenir – No future  ? – sont d’autant plus importantes à développer qu’elles éclaireront le jeu d’échelles qui a ses spécificités : le pays d’origine des citoyens, fils ou filles d’immigrés, occupe une place importante dans la hiérarchie des espaces représentés, induisant une projection extra-européenne, voire une mondialisation aisée des imaginaires, pendant que, localement, s’établissent au contraire des frontières intérieures, symboliques, invisibles, mais tellement perceptibles, des cloisonnements, des discriminations entre les « nationaux » dont l’origine étrangère ou extra-métropolitaine est « racialisée » et les « nationaux » dits « de souche » [16]. Bref, un chantier nouveau est ouvert et la tâche est immense. Au moins, les articles qui composent ce numéro permettent de voir plus clair dans la complexité de ces nouvelles approches historiennes.

[1] Marc Bloch, « Pour une histoire comparée des sociétés européennes », Revue de synthèse historique, n° 46, p. 15-50. Cet article reprend sa communication présentée au vie Congrès international des sciences historiques d’Oslo en 1928.

[2] Christophe Charle, « Être historien en France : une nouvelle profession ? », in François Bédarida (dir.), L’histoire et le métier d’historien en France, 1945-1995, Paris, Éditions de la MSH, 1995, p. 28.

[3] Caroline Douki, Philippe Minard, « Histoire globale, histoires connectées : un changement d’échelle historiographique ? Introduction », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 2007/5, p. 7-21 ; Chloé Maurel, « La World/Global History. Questions et débats », Vingtième siècle. Revue d’histoire, n° 104, 2009/4. Voir aussi Deborah Cohen, Maura O’Connor (dir.), Comparison and History, New York, Routledge, 2004.

[4] Robert O. Paxton, « Les fascismes : essai d’histoire comparée », xxe siècle. Revue d’histoire, 1995, n° 45, p. 3-13.

[5] Ibid., p. 8.

[6] Michel Espagne, Michael Werner (dir.), Transferts. Les relations interculturelles dans l’espace franco-allemand (xviiie et xixe siècles), Paris, Éditions Recherches sur les civilisations, 1988.

[7] Caroline Douki, Philippe Minard, « Histoire globale… », art. cit., p. 20 ; Sanjay Subrahmanyam, Explorations in Connected History. From the Tagus to the Ganges, Oxford, Oxford University Press, 2005.

[8] Michael Werner, Bénédicte Zimmermann, « Penser l’histoire croisée : entre empirie et réflexivité », Annales, Histoire, Sciences sociales, 2003, vol. 58 ; Michael Werner, Bénédicte Zimmermann (dir.), De la comparaison à l’histoire croisée, Paris, Seuil, 2004.

[9] Akira Iriye, Pierre-Yves Saunier (dir.), The Palgrave Dictionary of Transnational History, Londres, Palgrave, 2009.

[10] Marc Bloch, « Pour une histoire comparée… », art. cit., p. 50.

[11] Les historiens considèrent habituellement qu’il y a eu une première mondialisation commencée dans les années 1880 ; on peut dater sa fin soit en 1914, en situant une deuxième mondialisation dans les années vingt, soit en 1929 en considérant que la Grande Guerre n’a pas interrompu cette vague de mondialisation qui se développerait donc des années 1880 à la grande crise des années trente. Celle-ci inaugure une période de démondialisation qui dure jusque dans les années 1970 selon les uns, jusqu’en 1945 selon les autres. Voir Georges-Henri Soutou, « Introduction à la problématique des mondialisations », Relations internationales, 2005/2, n° 123.

[12] Edward W. Said, L’Orientalisme. L’Orient créé par l’Occident, Paris, Seuil, 1980.

[13] Edgar Morin, Introduction à la pensée complexe, Paris, Seuil, 1990.

[14] Ludovic Tournès, « La philanthropie américaine et l’Europe : contribution à une histoire transnationale de l’américanisation », mémoire de HDR, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 2008.

[15] Reinhart Koselleck, Le Futur passé. Contribution à la sémantique des temps historiques, Paris, Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, 1990 ; François Hartog, Régimes d’historicité. Présentisme et expériences du temps, Paris, Seuil, 2003 ; Alya Aglan, Le temps de la résistance, Arles, Actes Sud, 2008.

[16] Didier Fassin (dir.), Les Nouvelles Frontières de la société française, Paris, Éditions de la Découverte, 2010.


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