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17 rue de la Sorbonne

75231 Paris cedex 05

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Religion et diplomatie
Appel à communications

30 mai 2013
Horaire : 13h30 - 14h30

 

Journée d’études

décembre 2013

Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne – Université de Paris Ouest Nanterre UMR-Irice – ISP

Appel à communication

Religion et diplomatie : Principes et expériences de l’action culturelle de la France au XXe siècle

En 1905, la République décidait, unilatéralement, de rompre le Concordat, dénonçant ainsi ses obligations envers l’Église. Le « discordat » (G. Clemenceau) qui s’ensuivit a été largement analysé par les historiens, et jusque dans les commémorations récentes de la Séparation, la question des lendemains laïques et des fondements culturels de la République fut un thème fécond pour la recherche. Mais dans la foulée d’un Gambetta, qui n’entendait pas faire de l’anticléricalisme un article d’exportation, la République a entendu préserver, au sein de son action extérieure, une dimension religieuse. Autrement dit, l’outil religieux n’a jamais été délaissé, même si la Séparation a imposé de le refaçonner , ou du moins d’ en préciser l’ usage. Des vestiges du protectorat catholique – officiellement dissous en 1924 – au titre de chanoine de Saint Jean de Latran, que Nicolas Sarkozy, venait, en tant que président de la République, quérir avec une certaine ostentation à Rome en 2007 et que François Hollande en 2012 n’a pas décliné, la France a su promouvoir une diplomatie religieuse, reflet, parmi d’autres d’un soft power à élaborer. De 1905 à nos jours, la République laïque a-t-elle encore une âme ?

C’est l’objet de cette journée d’étude, consacrée à la diplomatie religieuse française au temps de la Séparation : loin d’être le vestige d’une diplomatie d’ancien régime, la diplomatie religieuse s’insère dès 1905 dans une diplomatie culturelle naissante qu’il est désormais possible d’analyser. Question « avant tout nationale » selon Aristide Briand, la question religieuse ne devait pas s’immiscer dans les enjeux de puissance. Pour cela, il peut être intéressant d’observer, dans un premier temps, l’appareil diplomatique sous l’angle, sinon de la foi, du moins de la fidélité à une tradition autant que de l’intérêt bien compris. Les diplomates, en tant qu’individus, voire en tant que corps, sont les premiers acteurs d’une diplomatie religieuse qui, parfois, ne dit pas son nom. À cet égard, les noms de Jacques Maritain, ou encore Jean-Marie Soutou, interprètes attendus d’une diplomatie qui sollicite le sacré, ne doivent pas dissimuler un courant sans doute plus large au sein du Quai d’Orsay. Plus largement, les institutions diplomatiques – en particulier le service des œuvres – surent-elles gérer cet héritage, et se le réapproprier ? La question institutionnelle – traitée sur le temps long – suppose de se pencher sur certains cas particuliers, et de sortir de l’espace national : un détour par Rome s’impose ne serait-ce que pour saisir les modalités de la reprise des relations diplomatiques en 1921. Mais plus largement, il faut, pour discerner sinon une politique, au moins des tendances, dans le monde colonial ou post- colonial, et plus largement, dans les aires où la présence française entend s’affirmer. Quels sont les principes de cette diplomatie ? Quelles sont ses réalisations et en quoi, au final, l’outil religieux s’insère-t-il dans les relations internationales ?


Les propositions de communication sont à soumettre avant le 30 mai 2013. Elles doivent comporter un titre et un résumé d’une quinzaine de lignes, ainsi que les sources utilisées. Le programme sera organisé autour de deux axes. Un premier temps sera consacré à l’examen des principes, de l’administration centrale et des diplomates du Quai. Un deuxième temps proposera des analyses de l’action religieuse de la France sur les divers continents.


Gilles Ferragu, Université de Paris Ouest Nanterre, Institut des Sciences Sociales du Politique (gferragu@u-paris10.fr) Florian Michel, Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne, UMR-Irice (florian.michel@univ-paris1.fr)


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